Pollution, changement climatique et prédateurs : engrenage fatal à Arcachon

A Arcachon, les huîtres meurent. En 2024, cela concerne 81 % du naissain (les petites huîtres) et 40 % des huîtres de taille commerciale. Et il est désormais établi que les petites huîtres nées à Arcachon puis envoyées grandir ailleurs s’en sortent mieux. Aussi, en ce début d’avril 2025, c’est avec la gorge serrée par…

A Arcachon, les huîtres meurent. En 2024, cela concerne 81 % du naissain (les petites huîtres) et 40 % des huîtres de taille commerciale. Et il est désormais établi que les petites huîtres nées à Arcachon puis envoyées grandir ailleurs s’en sortent mieux.

Aussi, en ce début d’avril 2025, c’est avec la gorge serrée par l’anxiété et l’urgence d’avoir des réponses que les ostréiculteurs arcachonnais se sont réunis en nombre dans la salle de réception de La Maison des arts à Gujan-Mestras. Les représentants professionnels avaient invité les scientifiques travaillant sur l’huître ou son environnement.

Objectif affiché : mettre en avant les scientifiques mais aussi les challenger pour qu’ils restituent leurs études face aux professionnels afin de saisir l’urgence économique de ces derniers. Et c’est là que ça se complique.

Face à une salle nerveuse puis désabusée – « On aura appris que pour élever des huîtres, il faut être mathématicien et parler latin ! » – la rigueur scientifique empêche ces derniers d’apporter une réponse immédiate. Et pour cause, c’est une tempête qui s’est déchaînée sur le bassin d’Arcachon avec des vents contraires qui ont combiné leurs effets : changement climatique, polluants en effet cocktail, prédateurs, etc.

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